.°°°REiMS APPELÉS en 1937/40.

jeudi 15 mars 2018

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les Officiers du 4ème Régiment de Cuirassiers

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A LA MEMOIRE DE MON ONCLE PORTE DRAPEAU DU 4ème CUIRASSIERS

A la mémoire de mon oncle Bardou Roger,
engagé volontaire le 22.11.1937, ancien prisonnier de guerre,
2 fois évadés, stalag Allemagne et Pologne,  
porte drapeau du 4ème rgt de cuirassiers
(la reine cavalerie créée en 1643)
disparu en 2004 à Reims.
A LA MEMOIRE DE MON ONCLE PORTE DRAPEAU DU 4ème CUIRASSIERS
Article d'un journal de la Marne pour les commémos au Mont-Valérien (92), photo au Mont-Valérien.
 
A LA MEMOIRE DE MON ONCLE PORTE DRAPEAU DU 4ème CUIRASSIERS
Un adieu à la caserne Jeanne d'Arc à Reims par les anciens du 4ème cuir le 13.07.1996, article de journal.
 
A LA MEMOIRE DE MON ONCLE PORTE DRAPEAU DU 4ème CUIRASSIERS
 
La photo argentique de l'article en 1996 à Reims
 
A LA MEMOIRE DE MON ONCLE PORTE DRAPEAU DU 4ème CUIRASSIERS
 
20.04.1996 caserne Jeanne d'Arc à Reims
 
A LA MEMOIRE DE MON ONCLE PORTE DRAPEAU DU 4ème CUIRASSIERS
 
Lors d'une commémo, pas de date.
 
A LA MEMOIRE DE MON ONCLE PORTE DRAPEAU DU 4ème CUIRASSIERS
 
pas de date
 
A LA MEMOIRE DE MON ONCLE PORTE DRAPEAU DU 4ème CUIRASSIERS
 
14 juillet 1986 à ...?
 
A LA MEMOIRE DE MON ONCLE PORTE DRAPEAU DU 4ème CUIRASSIERS
 
Ses décorations.(voir son parcours dans mes tags à documents de famille.

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MON ONCLE BARDOU ROGER JMO PARCOURS DU 4ème CUIRASSIERS.

 

MON ONCLE EST FAIT PRISONNIER A PACY SUR EURE LE 11.JUIN.1940 PAR UNE PATROUILLE ALLEMANDE  ALORS QU'IL ETAIT EN MISSION AU GUIDON D'UN SIDE-CAR.

 

 JOURNAL DE MARCHE DU
4e REGIMENT DE CUIRASSIERS
CAMPAGNE CONTRE L'ALLEMAGNE
(SEPTEMBRE 1939 - 25 JUIN 1940)
SOURCE : http://www.chars-francais.net/archives/jmo/jmo_4cuir.htm

PREMIÈRE PÉRIODE (SEPTEMBRE 1939 À MAI 1940)
Dès le mois de mars 1939, le Régiment reçoit l'appoint des disponibles. L'instruction est parfaitement au point et les manœuvres au camp de Mailly de juillet permettent de constater la bonne forme des hommes et du matériel.
Aussi, la mise sur pied de l'échelon A, le 23 août, se fait dans la plus grande facilité, et le départ successif des escadrons dans la région Berru-Nogent-l'Abbesse s'effectue normalement.
Dès le samedi 26, le rappel des réservistes aux fascicules 1, 3, 6, amène au quartier Jeanne-d'Arc de Reims un afflux énorme, en même temps que la réquisition des véhicules autos et motos jouait à plein.
Dès le 1er septembre, l'échelon B rejoint le Régiment, et lorsque le tambour de Berru annonce la mobilisation générale, le 2 septembre, le 4ème Cuirassiers, sous les ordres du lieutenant-colonel Poupel, est prêt à répondre à l'appel de la Patrie, fort de l'ardent esprit de sacrifice de ses 1 000 hommes et de la puissance de ses 90 chars Somua et Hotchkiss.
Les hommes aident à rentrer les récoltes dans les deux villages, déjà fortement vidés de population valide. Le capitaine de Toumemire est muté dans un état-major de division.
Le lundi 11 septembre, le 4ème Cuirassiers au grand complet quitte les coteaux champenois et, sous une pluis fine et incessante, atteint, par Suippes, Sainte-Ménéhould et Clermont-en-Argonne, le village de Souilly, où le souvenir du maréchal Pétain est toujours vivace.
Le Régiment n'y stationne guère, et dès le lendemain repart vers les Hauts de Meuse. Le séjour en Woëvre dure peu, et dès le mardi 19 septembre, le Régiment entier s'établit à Sommedieue, dans la Meuse. Dans ce bourg important, deux mois se passent ; les hommes trouvent auprès des habitants l'hospitalité la plus large. L'instruction est reprise activement : exercices de cadres et tirs.
Rien n'est négligé de ce qui peut en même temps développer et intéresser les hommes : conférences et causeries éducatives faites par les officiers ; sport pratiqué avec ardeur : une équipe de football est opposée avec succès aux hommes de la R.A.F.,
séances musicales et récréatives fort suivies par la population civile ; foyer du soldat vaste, agréable et abondamment fourni : consommations, fournitures indispensables, jeux divers, bibliothèque.
Pendant ce séjour, à diverses reprises, des éléments spécialistes sont affectés aux D.L.M. en formation : le capitaine Léger à Saumur ; le lieutenant Guérin de Vaux les sous-lieutenants Geneste, Issaverdens, Chauveau, à la 3ème D.L.M.
C'est également à Sommedieue que l'escadron anti-chars commandé par le capitaine Hérail est affecté au 4ème R.D.P. (1er octobre).
Une prise d'armes est prévue, pour le 11 novembre, au cimetière américain de Romagne-sous-Montfaucon. Au dernier moment, le départ est remis : le vendredi 10, le Régiment, alerté dans la matinée, s'ébranle vers 13 heures dans la direction de la frontière belge. Les chars embarquent à Dugny ; les éléments légers forment une colonne ; celle-ci cantonne à Mesnil-Annelles, non loin de Rethel, et le lendemain à l'aube, repart vers les horizons gris et plats du nord. Le soir, sous une pluie battante après avoir passé par Guise, Le Cateau. Valenciennes, la colonne atteint sans incident Saint-Amand, où elle retrouve les chars débarqués à Saultain.
Dès le 12, pourtant la situation se détend ; le Régiment se dirige, le 22 novembre vers le sud de Cambrai où il prend ses quartiers d'hiver.
Vers la mi-janvier 1940, la situation générale devenant plus tendue, le Régiment est alerté. Dans la nuit du 14 au 15 janvier, par un brouillard glacé et un léger verglas, les escadrons se portent vers Valenciennes, pour stationner à Douchy et aux environs immédiats (Noyelles-sur-Selles) ; l'alêrte terminée, ils rejoignent, le lendemain, leurs cantonnements d'Esnes. Haucourt, Lesdain. Le retour a lieu par un temps affreux (neige glacée, verglas).
Dès la mi-février, le deuxième tour des permissions de détente peut recommencer grâce à la situation redevenue très calme. C'est au cours du mois de mars que le lieutenant de Genouillac quitte le 1er escadron pour rejoindre la 3ème D.L.M.
Le 27 mars. la D.L.M. passant à la VIIème Armée (général Giraud). le Régiment fait mouvement par route et se rend par Cambrai, Arras, Saint-Pol, à Fressin (E.H.R ). Le 22 avril, le Régiment se porte vers la côte et cantonne dans la région de Montreuil-sur-Mer.
Dans les dunes près de Berck-Plage, les escadrons trouvent à la fois champs de tir et terrain de manœuvres suffisants pour leurs exercices. Le 5 mai. le lieutenant BOUIX est affecté à une formation de l'intérieur.
DEUXIÈME PÉRIODE : 
CAMPAGNE DE BELGIQUE ET DU NORD DE LA FRANCE 
(10 MAI - 10 JUIN 1940)
La 1ère D.L.M. dans l'hypothèse "Bréda" a la double mission :
- d'assurer en tout état de cause la liaison entre les forces belges et hollandaises dont les emplacements étaient très mal définis.
- d'assurer la couverture du rassemblement de la VIIème Armée en Hollande, en tenant jusqu'à l'arrivée des 25ème et 9ème D.I.M., soit la coupure à la Resel, soit au pis, allier la coupure de la Dommel-Marck.
Vendredi 10 mai :
Rien ne laisse prévoir des événements précipités. Depuis deux jours néanmoins, les cantonnements sont survolés à la tombée de la nuit par des avions volant très haut.
Vers 4 heures du matin, des bruits sourds de détonation sont perçus. L'aérodrome de
Berck est bombardé, un détachement du Régiment au bivouac à proximité reçoit le baptême du feu. Pas de pertes. Puis, vers 5 heures, un ordre préparatoire d'alerte arrive; à 7 heures, l'alerte n°3 est déclenchée. C'est pour le Régiment le signal de son véritable départ en campagne ; l'entrée en Belgique est pour le jour même.
Le 4ème Cuirassiers est presque au complet. L'ordre de bataille des escadrons se présente ainsi :
Etat-Major
Lieutenant-colonel Poupel, commandant le Régiment.
Capitaine Hénin, capitaine adjoint.
Capitaine Henry, officier des transmissions.
Lieutenant Ville, chef du service auto.
Médecin capitaine Faugère, médecin chef.
Aspirant Schreiber, chef du peloton d'orienteurs.
Aspirant Beroud, officier de liaison auprès de la 1ère D.L.M.
Sous-lieutenant Pottier, officier chargé des détails.
E.H.R.
Lieutenant Heckenroth, commandant l'E.H.R., absent (à l'hôpital).
Sous-lieutenant Toupet, faisant fonctions de commandant de l'E.H.R.
Médecin lieutenant Bouniol.
Pharmacien lieutenant Lépice.
Médecin sous-lieutenant Picard (n'a pas rejoint).
Lieutenant Renaud, officier mécanicien.
1er Groupe d'Escadrons - "S 35 - Somua" Désignés Escadrons "S"
Chef d'escadrons Vertier.
Lieutenant Raynaud-Lacroze, détaché à la 1ère B.L.M.
1er Escadron    3ème Escadron  
Capitaine de Segonzac  Lieutenant Champsiaud Sous-lieutenant Guillien Sous-lieutenant Bourgeois Aspirant Dauger         Lieutenant de Vandières, commandant l'escadron. Lieutenant André de Conigliano Lieutenant Coupé Sous-lieutenant Legendre Aspirant Maesen       
2e Groupe d'Escadrons - "H 35 - Hotchkiss"
Chef d'escadrons de Thelin
2ème Escadron   4ème Escadron  
Capitaine de Chatellus  Lieutenant de la Morsanglière Sous-lieutenant Costerousse Aspirant Aussel       Capitaine de Viéville Lieutenant de Ferry Aspirant Nicolas Aspirant Pi.        
Sur un effectif de 914, moins de cent hommes sont absents. Le deuxième tour de permissions est presque terminé. Au point de vue matériel de combat, tout est au point. Le Régiment a reçu, depuis une semaine, cinq A.M.R. détachées du 4ème Dragons portés, destinées à faciliter les liaisons intérieures.
Le matériel roulant a été beaucoup amélioré depuis le départ de Reims : les véhicules disparates de réquisition ont été éliminés et presque tous les camions et camionnettes sont des Citroën flambant neufs.
En raison de l'absence momentanée du général Picard, commandant la division, le colonel de Brauer assume son commandement et le lieutenant-colonel Poupel celui de la brigade.
Le Régiment est donc mis en route par le commandant de Thelin. Une reconnaissance automobile sous les ordres de l'officier de renseignements (sous-lieutenant Cordonnier) est envoyée en Belgique, à la frontière hollando-belge, à Oostmalle (futur P.C. de la D.L.M.).
Mission : prise de contact avec les autorités belges ; départ : midi.
Le mouvement des chars est réglé par voie ferrée jusqu'à Malines. L'horaire en avait été minutieusement prévu ; les escadrons S commencent à embarquer à 21 h. 30 à Hesdin et Brimeux. Les embarquements s'échelonnent en cinq trains jusqu'au lendemain matin.
Le T.C. et la base font mouvement par voie de terre. Départ à 14 et 16 heures.
Samedi 11 mai :
La découverte est à Tilburg et éclaire sur Bréda. Le trajet en Belgique, aussi bien par la route qu'en chemin de fer, se fait au milieu d'une population enthousiaste, et le moral de tous est extrêmement élevé.
Les avions ennemis n'ont inquiété qu'un seul train, celui du 3ème escadron (pas de pertes) et le T.C. à Bailleul (aucune perte non plus).
La reconnaissance auto arrive à Oostmalle dans la matinée. Le lieutenant-colonel Poupel reprend le commandement du Régiment vers 16 heures ; il accueille à Duffel le premier train (1° Groupe d'escadrons, S).
Le P.C. du Régiment est établi au lieu-dit "In den Haan Cabaret", 6 km sud d'Oostmalle (région 20 km est d'Anvers), au nord du canal Albert.
Le Groupe d'escadron S est regroupé vers 3 heures du matin, dans les bois environnant le P.C. du Régiment. Le T.C. arrive également dans la nuit dans la zone du P.C..
Les dragons portés s'accrochent avec les premiers éléments de la 9ème Panzer au sud de Bréda.
Dimanche 12 mai :
Pour le P.C., le Groupe d'escadrons S, le T.C. : rien à signaler. Le Groupe H commence ses débarquements à Malines ; le 2ème escadron à 4 heures, le 4ème escadron à 6 heures ; il est dirigé sur Santhoven.
Ses escadrons à peine regroupés, le commandant de Thelin reçoit l'ordre, vers midi, de se porter immédiatement à Rethy. Mission : coopérer à la défense du canal d'embranchement de Tumhout avec la division belge du général Six.
Le P.C. du général Six est à Kasterlé ; le P.C. d'un bataillon belge (commandant Schmidt) à Rethy. L'atmosphère est déjà tendue, les troupes belges, abritées derrière des destructions, se sentent en mauvaise posture ; le rôle immédiat du commandant de Thelin est de rétablir la confiance et de maintenir sur place par tous les moyens ces troupes intactes, déjà fortement ébranlées dans leur moral.
L'arrivée du Groupe s'était faite sans incident ; toutefois, le char S du commandant n'a pu suivre, les ponceaux des routes ne supportant pas un tel poids. Ce point de détail privera le commandant de Thelin de ses moyens de transmission radio.
L'escadron de Viéville H a trois pelotons en soutien des éléments belges barrant trois points dans la région Arendonck, Den Brand.
L'escadron de Chatellus H tient, au sud, la région de Desschel-Donck. Vers 17 heures, une partie est envoyée à Rethy (deux pelotons H, un peloton A.M.D. du 6ème Cuirassiers, les A.M.R. constituées en peloton sous les ordres de l'aspirant Schreiber) ; l'autre partie reste à Desschel avec le lieutenant de la Morsanglière.
Nuit sans incident réel, malgré les multiples demandes inconsidérées du commandant du bataillon belge, qui désirait engager les chars la nuit et par petits paquets pour maintenir le moral de sa troupe.
Pas de nouvelles de la base. Le Régiment a subi ses premiers bombardements aériens, sans pertes.
Lundi 13 mai :
Dans la matinée, deux pelotons du 4ème escadron effectuent quelques patrouilles sur les bords du canal de Tumhout. Le 2ème peloton est en réserve à Rethy. Reconnaissance des officiers du Groupe S en direction du canal de Tumhout et d'Oostmalle en vue de préparer une action retardatrice du nord vers le sud.
Les escadrons S reçoivent l'ordre vers 18 h. 30 de se replier derrière le canal Albert et se portent à Ranst (8 km est d'Anvers).
Vers 13 heures, un peloton du 2ème escadron se porte à l'écluse 4 pour y ramener une A.M.D. enlisée et effectue des reconnaissances sur les bords du canal, puis se replie à la tombée de la nuit sur Dresschel ; dans la nuit, il est sans cesse inquiété par des infiltrations d'infanterie ennemie. Contact d'armes anti-chars.
Toute la journée, atmosphère de plus en plus critique. Le maintien de la position s'avère difficile et le moral du bataillon belge et de ses chefs est atteint. Dans la nuit du 13 au 14, le repli est ordonné.
Mardi 14 mai :
Le Groupe H, aux ordres directs du colonel de Causans, commandant le secteur, décroche vers 4 heures du matin. Le 2ème escadron est dirigé sur Halle ; le 4ème escadron sur Oostmalle par Tumhout.
Les P.C., T.C. et Groupe S se trouvent au sud du canal Albert ; le Groupe H (à la disposition du colonel de Causans) au nord.
Dans l'après-midi, le 4ème escadron est dirigé sur Oostmalle, arrière-garde d'un groupement composé de dragons portés et de Belges. Une flanc-garde du peloton de Ferry est envoyée au pont de Beerse ; un de ses chars, déchenillé, la retarde considérablement dans une zone infestée.
A 14 heures, le Génie belge fait sauter des carrefours importants sur la route Oostmalle-Tomhout. A 17 heures, le capitaine de Viéville, dont le P.C. est à Westmalle, inquiet sur le sort de la flanc-garde du lieutenant de Ferry, se porte à sa recherche avec les pelotons Nicolas et Vigue et la ramène malgré l'intervention des armes anti-chars ennemies. A 18 heures, l'escadron de Viéville se trouve à Westmalle ; l'escadron de Chatellus, dans les bois nord de Halle ; le Groupe S est à Ranst.
Vers 19 heures, ordre est donné de constituer un Régiment S aux ordres du lieutenant-colonel Pinon et un Régiment H aux ordres du lieutenant-colonel Poupel.
Le Groupe S part pour embarquer à 21 h. 30 à Boom et Puers. Un char S du 3ème escadron s'embourbe dans le parc à chars ; il sera détruit ultérieurement.
Le Groupe H repasse aux ordres du lieutenant-colonel Poupel, qui envoie des agents de liaison porter l'ordre de se regrouper à Bouchout (10km S.-O. d'Anvers).
Le Groupe H du 18ème Dragons (commandant Marchal) était à Halle et reçoit également l'ordre de se porter à Bouchout. Avant que l'ordre de regroupement n'arrive au commandant de Thelin, différentes missions avaient été confiées par le colonel de Causans aux escadrons :
- au 2ème escadron : patrouiller entre Santhoven et Zoersel pour permettre l'installation du 4ème R.D.P. à l'ouest de la route (cette mission a été remplie par le capitaine de Chatellus avec deux pelotons : Morsanglière et Costerousse)
- au 4ème escadron : couvrir l'installation des D.P. face à Oostmalle. Le mouvement du P.C. sur Bouchout s'opère dans la nuit, au milieu d'incidents divers (coups de feu aux abords immédiats de la route ; prétendue intervention de parachutistes ennemis).
Mercredi 15 mai :
Journée sans incident.
Jeudi 16 mai :
L'Escaut est franchi à l'aube sur un pont de bateaux. Les chars S de commandement reçoivent un itinéraire spécial, par Boom-Termonde.
Le Régiment H arrive vers 8 heures du matin à Haaltert, village occupé par les arrières des troupes britanniques (D.C.A. britannique très active).
Deux chars de commandement sur quatre ont des incidents graves (embourbés) et ne rejoindront pas. Ils seront détruits ultérieurement par leurs équipages.
Vers 20 heures, le colonel annonce aux officiers la rupture du front en France.
La division va se porter dans la région sud de Valenciennes pour s'opposer à la ruée des engins blindés ennemis.
La 1ère D.L.M. ne fait plus partie de la VIIème Armée et rejoint la Ière. Du 10 au 14 mai, la division a perdu la moitié de la Découverte (6ème Cuirassiers) et 3 escadrons du 4ème de Dragons portés, 3 canons de 25 ont été perdus le 12 ; 3 chars ont été perdus, embourbés et détruits par leurs équipages.
Vendredi 17 mai :
A partir de cette date, les opérations ne seront pour ainsi dire plus ordonnées. La division, déjà séparée en deux groupements, les dragons portés d'une part, la découverte et les G.R. d'autre part, aura encore ses chars dans d'autres directions. Ce jour-là, elle se trouve dans la région sud de Valenciennes théoriquement en réserve et à la disposition de la IXème Armée. Il n'y a plus de IXèmeArmée. Elle reçoit l'ordre du G.A./1 de se porter sur Le Cateau (par Valenciennes et Solesmes) et sur Landrecies (par Condé, Morchies, Le Quesnoy) pour agir, soit en direction d'Avesnes, soit en direction de Guise. L'après-midi, la D.L.M., sans chars, se trouve sensiblement sur la ligne Neuvilly - Croix-Caluyau-Ribersart dans un meli-melo de réfugiés et de fuyards. Les Allemands occupent Landrecies. A 9 heures, le Régiment H fait mouvement en direction générale de Valenciennes, étape longue et très lente. Vers midi, le P.C. a dépassé Quarouble, et des premiers renseignements signalent l'ennemi à Avesnes dès le matin. A 13 heures, le P.C. se porte à Jenlain. Violents bombardements aériens ; le T.C., à Quarouble, a quelques pertes. Le Groupe S est toujours en position défensive sur le canal de Charleroi. Au 3ème escadron, le peloton André de Conigliano, alerté à 10 heures, se porte sur Le Cateau. En fin de journée, il rejoint le 4ème R.D.P. à Englefontaine et reçoit l'ordre à 18 heures d'établir une tête de pont à Landrecies. En débouchant du passage à niveau, le lieutenant André de Conigliano, qui est en tête, est violemment pris à partie par des armes anti-chars à bout portant. Son char est détruit ; il est tué ; son conducteur, le brigadier-chef Fresnais, également( Le reste du peloton, sous les ordres du maréchal des logis-chef Léger, se replie sur Englefontaine vers 19 h. 15 et reste en position défensive sur la route de Landrecies.
Le peloton Coupé, en position à Pont-à-Celles, perd la liaison avec son escadron.
Quant au 1er escadron, il reçoit, vers 10 heures, l'ordre de se diriger immédiatement sur Valenciennes. Il s'y porte par l'itinéraire Soignies - Mons-route de Valenciennes.
A Quiévrain, où il est soumis à un violent bombardement, il est orienté sur Le Quesnoy et y arrive vers 18 heures. Il reçoit l'ordre d'envoyer un peloton à Noyelles, sur la Sambre, et deux pelotons à Berlaimont pour occuper les ponts. Ces ponts seront donnés à la garde de l'infanterie qui doit accompagner les chars.
Les renseignements sur l'ennemi sont les suivants : quelques A.M.D. patrouillent dans la forêt de Mormal.
II reste à peine 60 litres d'essence par char. Le capitaine de Segonzac laisse au Quesnoy, avec le commandant Vertier, le peloton Dauger. Il envoie le peloton Bourgeois à Noyelles et part à Berlaimont avec les pelotons Champsiaud et Guillien par l'itinéraire Jolimetz-Locquignol-Berlaimont. La route est effroyablement encombrée de réfugiés et de fuyards jusqu'à la sortie de Locquignol. Peu après, le peloton Champsiaud, qui est en tête, ouvre le feu sur une auto-mitrailleuse ennemie et la détruit. Le village de Berlaimont paraît inoccupé. L'escadron y entre le plus rapidement possible pour tenter de gagner les ponts. A peine y est-il engagé que les Allemands, parfaitement camouflés dans les maisons et les vergers, ouvrent un feu violent d'armes anti-chars. Plusieurs chars sont atteints ; le cuirassier Gorlier, conducteur du maréchal des logis Gille, a l'épaule et la jambe fracturées. Plusieurs armes anti-chars sont détruites et l'escadron continue d'avancer à l'intérieur du village. Le char du lieutenant Champsiaud en tête prend feu ; le conducteur, brigadier-chef Bernard, est tué ; le lieutenant Champsiaud, sortant de son char, est abattu à coup de pistolets-mitrailleurs. Le brigadier-chef Delaporte parviendra à rejoindre l'escadron. Derrière le char du lieutenant Champsiaud, le char du brigadier-chef Aumaitre, très violemment pris à partie, a son tourelleau arraché et projeté à une vingtaine de mètres. Le capitaine lui donne l'ordre de rentrer au Quesnoy. Quelques armes anti-chars sont encore détruites ; mais la nuit vient, les chars tombent en panne d'essence et l'infanterie d'accompagnement annoncée n'a jamais paru. Dans ces conditions, le capitaine donne l'ordre aux chars qui restent de se reporter à la lisière est de la forêt de Mormal. De là, il envoie le sous-lieutenant Guillien rendre compte au Quesnoy et demander de l'essence à tout prix. Il est environ 21 h. 30. A 24 heures, ne recevant ni essence ni ordres, le sous-lieutenant Guillien n'étant pas encore rentré, le capitaine décide de se replier sur Locquignol, qui est occupé par l'unité à pied de la 1ère D.C.R.. La moitié des chars est en panne d'essence ; elle est remorquée par l'autre moitié ; le tout arrive à Locquignol qui vient d'être abandonné par les fantassins. Le capitaine finit par trouver de l'essence et fait ses pleins. Le lieutenant-colonel Pinon lui donne l'ordre de se reporter sur Jolimetz, où il retrouve à 4 heures le peloton Bourgeois.
Samedi 18 mai :
A 13 heures, arrive un ordre du général Giraud d'attaquer dès que possible "pour border la Sombre de Landrecies à Ereux" dit le général Picard.
" Entre Le Cateau et la forêt de Mormal pour prendre en flanc les unités ennemies qui attaquent Le Cateau de front" dira le général Giraud.
Cette attaque "chars en tête" pouvait avoir "des résultats énormes " dira-t-on encore. Il importe donc de s'étendre un peu plus longtemps sur les événements de cette journée : l'ordre d'attaque a donc bien été donné à 13 heures et transmis aux groupements tactiques :
a) Groupement de Beauchesne, qui tient Neuvilly et le bois de Vendrecies, avec deux bataillons du 4ème R.D.P., les chars du 18ème Dragons, un groupe d'artillerie et un détachement de découverte, doit attaquer sur Le Cateau-Wassigny.
b) Groupement de Causans, qui tient la lisière S.-O. de la forêt de Mormal et de Ribersart, avec un bataillon du 4ème R.D.P., les chars H du 4ème Cuirassiers, un groupe d'artillerie et un détachement de découverte, doit attaquer sur Landrecies.
Or, au début de l'après-midi du 18, les deux groupements, constitués depuis le 15, qui ont fait mouvement depuis le 16 et ont pris contact le 17, sont éparpillés. Le groupement de Beauchesne n'attaque pas "en raison de l'absence des chars" (qui n'ont pu parvenir à temps) en raison aussi d'une attaque allemande qui se produit sur Solesmes à l'heure même où la nôtre devait se déclencher. Le contre-ordre a été donné par le colonel de Beauchesne à 18 h. 30. Le journal de marche du 18ème Dragons dit que les pelotons de chars ayant combattu le 17 et le 18 au matin, se sont trouvés "engagés partout" et n'ont pu être regroupés. Au début de la nuit, le groupement se repliera vers le nord-ouest. Le groupement de Causans a attaqué et progressé jusqu'aux abords de Landrecies. Mais deux escadrons de chars H avaient été retenus au Quesnoy par le général Martin, et, sur l'effectif restant (trente appareils), une vingtaine est détruite vers Jolimetz.
L'attaque ne fut pas exécutée. Dispersée sur un vaste front, ayant exécuté successivement le 17 et le 18 au matin des ordres souvent contradictoires émanant d'autorités très diverses, morcelée en petits détachements sur lesquels les chefs locaux "mettaient la main", lancée en pleine bataille dans une région déjà sillonnée par les blindés allemands, la 1ère D.L.M. se trouve incapable de répondre à la mission que lui avait assignée le général Giraud car elle n'existe déjà plus en tant qu'unité constituée.
Groupe S
Le Groupe S contre-attaque toute la journée en direction de la forêt de Mormal.
Le capitaine de Segonzac, commandant l'escadron, est chargé par le général Martin d'organiser la défense de Jolimetz. Il y a dans le village des A.M.D. du 6ème Cuirassiers, un peloton du 4èmeD.P., des éléments de la 1ère D.C.R., une pièce anti-chars belge, etc... A 8 heures, les Allemands commencent à attaquer le village. La plupart des éléments isolés présents disparaissent et il ne reste plus à Jolimetz (en sus des dix chars du 1er escadron) que le commandant de la Sayette, le peloton du 4ème D.P. et une compagnie de tirailleurs algériens qui vient d'arriver.
L'action se poursuit toute la journée, avec des contre-attaques nombreuses, bien soutenues par les tirailleurs et la D.P.. L'ennemi utilise des chars dont plusieurs seront détruits, de l'artillerie de 105 et des armes anti-chars qu'il peut amener en lisière de la forêt de Mormal sans qu'on puisse repérer le mouvement.
A partir de 10 heures, successivement le char du maréchal des logis Gateau est mis en feu, puis brûlent ensuite le char du maréchal des logis Noizet et celui du maréchal des logis Bombaron. Le char du maréchal des logis-chef Litzler est détruit. Le sous-lieutenant Guillien, envoyé en patrouille avec le maréchal des logis Flamant, ne revient pas.
Le capitaine de Segonzac se place au carrefour central du village, avec les sous-lieutenant Bourgeois, le brigadier-chef d'Ormesson restant un peu en arrière avec le chef Enfroy dont le char est en difficulté. Il est environ 17 heures ; à ce moment l'attaque ennemie atteint son maximum d'intensité. Des témoins oculaires prétendront que cinquante chars ennemis occupent le village. A quelques mètres du char du capitaine, le char du sous-lieutenant est immobile et ne répond plus. Un gros char allemand, probablement un PzKpfW IV, vient d'arriver derrière le char du capitaine et le prend à partie. Le sous-officier radio comptera dix perforations dans le char avant que l'équipage soit contraint d'abandonner.
Au Quesnoy, il ne retrouve ni le commandant Vertier qui a été blessé vers 12 heures, ni le peloton Dauger. Un officier d'état-major l'oriente sur Waretz ; il perd le contact avec le 4ème Cuirassiers et ne le rejoindra que le 9 juin, après avoir combattu sur la Somme avec le 7ème Cuirassiers.
Seul, le char du brigadier-chef d'Ormesson a pu quitter Jolimetz et rallier le peloton Dauger qui, à court d'essence, n'a pas été engagé dans ce combat. Ce peloton avait été maintenu en réserve à la disposition du commandant Vertier.
Le 3ème escadron, sous les ordres du lieutenant de Vandières, participe également aux contre-attaques de la forêt de Mormal et se repliera finalement, le soir, sur Iwuy.
Groupe H. 
Vers 14 heures, l'ordre d'attaque de la D.L.M. arrive au Régiment le groupe d'escadrons de Thelin passe aux ordres du colonel de Causaus, le groupe d'escadrons Marchal aux ordres du lieutenant-colonel Pinon.
Cette attaque devait s'effectuer au sud de la forêt de Mormal et atteindre le canal de la Sambre. Le groupe d'escadrons de Thelin arrive au Quesnoy, 2ème escadron en tête. Dès son arrivée, le 2ème escadron est poussé pour débloquer la sortie sud du Quesnoy où des éléments allemands de force encore indéterminée ont pris position.
Le 2ème escadron engage successivement le peloton Aussel (aspirant Aussel tué à la tête de son peloton), le peloton de la Morsanglière qui, après avoir fait sauter la résistance et progressé d'un kilomètre environ en direction de Jolimetz, tombe sous un feu extrêmement nourri d'armes anti-chars installées dans les bois en lisière de la route. Ce peloton, qui n'avait plus que quatre chars, est littéralement détruit. Le capitaine de Chatellus se porte en char près du lieutenant de la Morsanglière pour lui donner l'ordre de repli ; il est tué, son char étant percé d'un groupement serré de cinq obus anti-chars. A signaler la belle conduite du maréchal des logis-chef Coquart.
Les pelotons Costerousse et Desmontiers, légèrement en arrière, se replacent sous les ordres directs du commandant de Thelin et sont envoyés sur la route de Landrecies ; à ces deux pelotons se joignent deux chars rescapés du peloton Aussel.
Ce groupement du 2ème escadron subit de fortes pertes et est presque entièrement détruit . Sur les vingt et un chars du 2ème escadron, deux seulement, ceux du maréchal des logis Schiltz et du maréchal des logis-chef Desmontiers, rejoindront Haspres le lendemain matin et se joindront au 4ème escadron.
Le 4ème escadron, pendant ce combat, se trouvait dans Le Quesnoy même. Le général Martin, commandant la place du Quesnoy, fait appeler le capitaine de Viévile à son P.C. Il veut utiliser les chars à son profit ; le capitaine de Viéville lui répondant qu'il est aux ordres du commandant de Thelin, reçoit l'ordre d'aller le chercher ; il trouve le commandant à la sortie sud du Quesnoy, lui transmet le désir du général Martin, que le commandant ne peut satisfaire recevant lui-même ses ordres du colonel de Causans.
Pendant ce temps, le lieutenant de Ferry est appelé auprès du général Martin, qui lui donne l'ordre d'envoyer deux pelotons à Louvignies et deux pelotons à Orsinval, en soutien des éléments d'infanterie qui se trouvaient dans ces deux villages. Le lieutenant de Ferry envoie à Louvignies le peloton de l'aspirant Pi et son peloton personnel sous les ordres du maréchal des logis Durin.
La résistance ennemie à l'est du Quesnoy faiblit ; mais une menace apparaît au nord. L'ennemi attaquait avec des chars appuyés par de l'infanterie. Le pont sud du Quesnoy saute (vers 18 heures). Le lieutenant de Ferry envoie un peloton à la sortie nord du Quesnoy, en soutien de la défense (aspirant Nicolas) et le dernier peloton (adjudant-chef Vigue) à la sortie sud avec la même mission.
Vers 20 h. 30, apprenant que le pont nord allait sauter, le lieutenant de Ferry rassemble les deux pelotons Nicolas et Vigue et se porte en direction générale de l'ouest, rencontre au carrefour de Capelle le lieutenant de la Morsanglière avec quatre chars H absolument hors de combat et arrive à Haspres le lendemain à 4 heures.
Le capitaine de Viéville, sur un renseignement inexact après son entretien avec le commandant de Thelin, était parti pour retrouver son escadron d'abord à Louvignies, où il a pris contact avec le peloton Costerousse, ensuite sur les indications du commandant de Thelin sur la route de Ghissignies-Salesches, Neuville, Vendegiesaux-Bois ; il fait une partie de cette route avec le peloton Dauger, du 1er escadron (Groupe S), peloton presqu'à court d'essence. Vers 23 heures, il rejoint le peloton Dauger à Vertain, où se trouve le Groupe H (Marchal). L'ensemble de ces chars gagne Avesnes-le-Sec vers 4 heures du matin ; le capitaine de Viéville rejoint le reste des deux escadrons H du 4ème Cuirassiers vers 4 h. 30.
Les pertes de la journée sont très dures également au 4ème escadron. Les pelotons Pi et Durin, envoyés à Louvignies, ont disparu.
De plus, aucune nouvelle du commandant de Thelin et de son P.C., qui ont suivi le colonel de Causans. Le lieutenant-colonel Poupel rejoint vers 17 heures le lieutenant-colonel Pinon à Ovillers.
L'attaque prévue n'était pas encore partie ; le colonel décide de se rendre à Bermerain, au P.C. de la D.L.M., pour prendre des renseignements complémentaires.
De retour vers 19 heures à Ovillers, il arrive au moment du repli du colonel Pinon sur Saint-Python près de Solesmes. 
La situation était alors extrêmement grave l'attaque prévue avait été devancée par une attaque allemande qui progressait sur l'axe Le Cateau-Cambrai.
Dimanche 19 mai : 
La 1ère D.L.M. est attachée ce jour au corps de cavalerie ; repli derrière la Sensée face au sud. 
Lundi 20 mai : 
A 0 heure, décrochage général de tous les éléments de Verchain. Le maréchal des logis-chef Thomas rejoint avant l'aube le P.C. du Régiment avec son char, après s'être particulièrement distingué.
Le Groupe de Viéville se replie sur Bouchain et Mastaing, où il reprend liaison avec le Régiment ; il reçoit l'ordre, vers 9 heures du matin, de se porter sur Marquette. A peine arrivé, vers midi, il attaque en direction du canal pour y rejeter des éléments ennemis qui l'auraient traversé et reporté sur cette ligne l'infanterie amie.
Le matin, vers 8 heures, le maréchal des logis Schiltz est arrivé au P.C. du Régiment avec deux chars H : le sien et celui de l'aspirant Pi dans lequel se trouvait le cadavre de celui-ci. L'aspirant Pi faisant partie du détachement envoyé la veille sur Louvignies, avait rejoint avec les deux pelotons du 4ème escadron le commandant de Thélin à Englefontaine. Avec le commandant de Thélin, il était revenu à Louvignies puis à Ghissignies.
D'après les déclarations du maréchal des logis Schiltz, l'aspirant Pi, chargé avec trois chars de défendre une des sorties de Ghissignies au moment où l'ennemi y arrivait, avait attaqué, passé au travers de l'ennemi et pris la direction de Solesmes. Arrivé à proximité de cette ville en pleine nuit, apercevant des signaux lumineux, il avait sorti la tête de sa tourelle pour prendre contact avec des éléments qu'il croyait amis. il a été tué à bout portant. En entendant les détonations, le char de tête (brigadierchef Chabert, brigadier Moulin) a foncé en direction de Solesmes. On ne sait ce qu'il est devenu.
Le conducteur de l'aspirant Pi (cuirassier Goupille) fait demi-tour, suivi par le char du maréchal des logis Schiltz qui n'avait pas vu se dérouler cet événement.
Ce n'est qu'au premier arrêt que Schiltz apprend de Goupille la mort de l'aspirant Pi. Il ramène alors les deux chars à Marquette. L'aspirant Pi est enterré dans le parc du château le 20 dans la matinée.
Mardi 21 mai : 
Les chars S du Régiment, sous les ordres du lieutenant de Vandières, rejoignent le lieutenant-colonel Pinon à Farbus. Pour les chars H, journée semblable à celle de la veille : surveillance de la boucle du canal ; pas d'incidents à noter.
Tous les chars de la brigade ne forment plus qu'un seul groupement (S et H) aux ordres du lieutenant-colonel Pinon. Les escadrons du 18ème Dragons et ce groupement opèrent en fin de journée dans la région du Mont Saint-Eloi une contre attaque fort brillante qui ramène des prisonniers et du matériel.
Les chars S restent en position défensive jusqu'à 18 heures et participent ensuite à l'attaque du Mont Saint-Eloi. Le P.C. du Régiment a reçu un sévère bombardement d'avions en piqué à Farbus.
Le lieutenant-colonel Poupel est appelé au P.C. de la division à 20 h. 30 pour prendre le commandement de tous les chars, le lieutenant-colonel Pinon ayant été grièvement blessé.
Vendredi 24 mai : 
Le groupement de chars de la D.L.M. devait attaquer aux premières heures de la journée en direction de Souchez. Le capitaine Miquel, de l'E.-M. de la 1ère D.L.M., apporte à 1 heure l'ordre de repli en direction du nord, canal de la Haute-Deule.
Le décrochage s'opère à partir de 3 heures du matin, l'arrière-garde étant formée par l'escadron de Vandières auquel se joint le peloton de Ferry. Le regroupement du Régiment s'effectue dans les bois de Phalempin, au sud de Seclin, vers 13 heures.
Samedi 25 mai : 
A 14 h. 15, départ du Régiment à destination des bois de Phalempin. Le soir, il n'était question que d'une attaque massive franco-anglaise en direction du sud-ouest. Dans la nuit, un violent bombardement dans la région de Carvin fait prévoir au contraire une attaque allemande pour le lendemain.
Dimanche 26 mai : 
Les bois de Phalempin, où le maréchal des logis Carette, aumônier régimentaire, dit une messe à 7 heures, résonnent du bruit du canon voisin.
Les chars sont engagés dans des actions répétées au profit de l'infanterie qui défend la boucle de Carvin. Ce qui reste des chars H du Régiment, les pelotons de Ferry et Vigue (neuf chars), passent aux ordres du capitaine de la Chauvelais, du 18ème Dragons, et y restent jusqu'à Dunkerque.
Toute la journée, des demandes de chars affluent au P.C. colonel, et à 18 heures les chars S contre-attaquent en direction de Provin. A la tombée de la nuit, le Régiment s'installe à Annoeulin. Situation confuse. L'infanterie abandonne Carvin. L'escadron de Vandières est mis à la disposition de la 43ème D.I., dans la région de la Bassée.
Lundi 27 mai : 
L'ordre de repli arrive et est exécuté à 3 heures du matin, en direction de Petit-Mortier (8 km ouest d'Armentières). 
A midi, ordre est donné au lieutenant-colonel Poupel de prendre liaison avec le général commandant la 43ème D.I. pour lui donner l'appui de tous ses chars disponibles. Vers 14 heures, il reçoit un ordre du général commandant la 1ère D.L.M. d'avoir au contraire à rallier le Petit-Mortier et engager ses chars en direction de la forêt de Nieppe.
L'escadron de Vandières fait mouvement vers 4 heures du matin ; il est mis à la disposition du 7ème G.R.D.I. à Illies. Il reçoit l'ordre de rejeter l'ennemi qui s'est infiltré au delà du canal et de tenir ce dernier. Le peloton du sous-lieutenant Legendre contre-attaque en direction de Violaines. Le peloton de l'aspirant Dauger contre-attaque entre la Bassée et Salomé, au-delà de la voie ferrée ; il perd deux de ses chars et dégage un peloton d'A.M.D. Le peloton du lieutenant Coupé tient le passage à niveau sur la route d'Illies à Salomé. Les pelotons Legendre et Coupé, après une lutte sévère, se replient vers 17 heures à Aubers, où ils se regroupent pour gagner Fromelles, où ils s'installent en halte gardée pour la nuit. Le peloton de l'aspirant Dauger ne rejoint pas.
Vers 20 heures, contre-attaque par des éléments blindés ennemis. Vive réaction. Le 7ème G.R.D.I. se replie, protégé par les "Somua", en direction d'Armentières - Bailleul.
Mardi 28 mai : 
Le P.C. du Régiment s'installe à Doulieu vers 15 heures. Situation des chars approximativement la même. 
A 10 heures, des fantassins britanniques signalent des chars allemands. Des patrouilles sont effectuées par les chars H. Cinq chars ennemis sont signalés à Godevaerswelde. Un peloton s'y porte. Le lieutenant de Ferry se porte au Mont des Cats pour couper la route aux chars ennemis au sud de Godevaerswelde. Le peloton fait sa jonction avec le reste de l'escadron H du capitaine de la Chauvelais, du 18ème Dragons, et l'ensemble contre-attaque. Les chars sont arrêtés par une tranchée profonde.
Le colonel a pu, grâce à une reconnaissance hardie de l'aspirant Schreiber, situer la position de l'escadron de Vandières dans la région des Monts de Flandres. Vers 16 heures, devant la poussée des chars ennemis, il essaie de rattraper ce qui reste de cet escadron, qui a changé de position et continue sa mission initiale au profit du G.R.D.I..
La situation générale a profondément évolué. Les dangers d'enveloppement se précisent. Vers 19 heures, le lieutenant-colonel Poupel est appelé au P.C. de la D.L.M. ; à 20 heures, les ordres de repli vers le littoral sont donnés. Départ à 23 h. 30, après avoir rendu inutilisables les véhicules spéciaux, détruit un grand nombre de documents.
Mercredi 29 mai : 
A 3 heures du matin, la colonne est obligée de s'arrêter à 3 km sud de Bailleul. La route est embouteillée d'une manière inextricable. Tous les véhicules à roues sont abandonnés et le Régiment regagnera à pied ou par des moyens de fortune la zone de Ghyvelde qui avait été donnée comme point de première destination.
Les chars arriveront à se frayer un passage et à atteindre vers 20 heures le bivouac à 2 km ouest d'Adinkerke. 
Tout le matériel du Régiment, sauf une vingtaine de chars, a été abandonné. Le T.C. avait rejoint le Perroquet, lieu-dit à l'est de Bray-Dunes. Il avait subi le 28 mai un violent bombardement aérien à Berthen et eu de lourdes pertes en matériel. La base de la 1ère D.L.M. était également à Bray-Dunes.
Jeudi 30 mai : 
Rassemblement du Régiment sur la plage de Malo-les-Bains. Pas de bateaux à la disposition des troupes françaises. 
Les chars, sous les ordres du commandant Marchal, reçoivent une mission de sacrifice : celle de continuer à combattre pour protéger l'embarquement de l'Armée du Nord.
Un groupement est constitué à Coudekerque le 30 mai avec tout ce qui avait pu être rassemblé de chars appartenant aux trois D.L.M., soit 21 chars S et 18 H.
Vendredi 31 mai : 
Embarquement à Dunkerque à partir de 13 heures, sur le bateau "Ingénieur Cachin". Bombardement de l'artillerie ennemie. Au large, quelques coups de canon d'une batterie côtière. Arrivée à Douvres vers 20 heures. Débarquement non autorisé.
Samedi 1er juin : 
Départ de Douvres vers 6 heures. Arrivée au Havre à 20 heures. Accueil extrêmement cordial de la garnison du Havre. Nuit passée au fort de Toumeville.
Embarquement en chemin de fer à 21 heures à destination de la région d'Evreux. 
Lundi 3 juin : 
Arrivée à 8 heures en gare de La Bonneville. Le Régiment cantonne à Aulnay-sur-Iton. 
Mardi 4 juin : 
Repos à Aulnay-sur-Iton. Prises d'armes à 11 heures, au cours de laquelle les premières décorations sont remises. 
Mercredi 5 et Jeudi 6 juin : 
Repos à Aulnay-sur-Iton. 
Vendredi 7 juin : 
L'état-major du Régiment ainsi que l'ensemble des équipages de chars et quelques services sont dirigés sur Chevreuse dans le but d'être reformés. Le reste du Régiment, soit trois cents hommes environ, demeure à Aulnay, sous les ordres du capitaine de Viéville, et forme le 4ème Régiment de Cuirassiers B.
Samedi 8 juin : 
Le lieutenant de Ferry, resté à Dunkerque pour couvrir l'embarquement des troupes, rejoint Aulnay-sur-Iton. 
Dimanche 9 juin : 
Le capitaine de Viéville reçoit l'ordre de se rendre à Chevreuse pour y prendre le commandement d'un groupe d'escadrons. Le lieutenant de Ferry prend alors le commandement du détachement resté à Aulnay-sur-Iton.
Vers 23 h. 30, il reçoit l'ordre de se porter immédiatement à pied sur Ambenay. Le capitaine de Viéville, avec quelques éléments, part alors sur le champ pour Chevreuse.
Reconstitution du corps de cavalerie (le 10 juin) 
Le 10 juin, le corps de cavalerie et ses trois D.L.M. (1ère, 2ème et 3ème) sont reconstitués sous l'impulsion du général Langlois, commandant le C.C., du général Rupied, directeur de la cavalerie et du commandant Schwartz qui commande le dépôt de matériel de la cavalerie.
1ère D.L.M. : 
- 1 régiment de Découverte : le 6ème régiment de Cuirassiers (colonel Dario) 
1 peloton de 5 A.M.D. - Panhard 178. 
2 escadrons motos 
- 1 régiment de chars réduit : le 4ème Régiment de Cuirassiers (colonel Poupel) 
1 escadron à 10 chars S 35 Somua. 
1 escadron à 10 chars H 39 Hotchkiss. 
- 1 régiment de dragons portés réduit : le 4ème régiment de Dragons portés (chef d'escadrons Amanrich) 
1 bataillon = 1 escadron moto, 
3 escadrons de fusiliers-voltigeurs sur camions, 
1 escadron de mitrailleuses sur camions. 
(Un régiment semblable, le 12ème régiment de Dragons portés, rejoindra la 1ère D.L.M. vers le 13 juin). 
Ainsi reconstituée, chacune des D.L.M. n'est plus guère comparable qu'à un gros groupe de reconnaissance. Le manque d'artillerie, surtout, se fera sentir, ainsi que les déficiences en engins blindés : le corps de cavalerie voit ses éléments organiques (E.O.C.C.) limités à :
1 groupe de 75 tracté (moins 2 sections) 
1 batterie de 47 anti-chars 
1 batterie de 25 contre-avions. 
Par contre, les combattants qui demeurent, ont maintenant une connaissance de la guerre et une confiance dans leurs cadres, qui suppléent en partie le manque de matériel.
Aussi, le corps de cavalerie ne cessera-t-il pendant la campagne de France, de faire face à l'ennemi avec des faibles moyens, et de le harceler sans cesse. Il exécutera ainsi une série de manœuvres, s'étendant sur un total de plus de 500 kilomètres. Faisant preuve d'une mobilité surprenante, il saura plusieurs fois, après avoir tenu tête à l'ennemi, échapper à son étreinte alors que séparé de toute grande unité, sa situation semblera des plus hasardeuses.
Situation du 4ème Cuirassiers (le 10 juin) 
Le 4ème Cuirassiers est articulé comme suit : 
- Un E.-M. de Régiment très réduit : 
Lieutenant colonel Poupel 
Capitaine Hénin, adjoint 
Un chauffeur, une T.O. 
Aspirant Schreiber, en side-car, officier de liaison à la 1ère D.L.M. 
- Un Groupe d'escadrons (aux ordres du capitaine de Viéville) comprenant : 
un escadron H aux ordres du lieutenant de la Morsanglière, 
à trois pelotons : Aspirant Nicolas 
Aspirant Dauger 
Maréchal des logis-chef Coquart 
soit dix chars H 39. 
- un escadron S aux ordres du lieutenant Ville, 
Lieutenant Coupé 
Sous-lieutenant Legendre 
Adjudant Ziora 
soit dix chars S. 
Cent soixante hommes environ. 
Un détachement laissé à Chevreuse, aux ordres du capitaine de Segonzac et du sous-lieutenant Toupet, comprenant environ cent hommes.
Un détachement laissé à Aulnay-sur-Iton, aux ordres du lieutenant de Ferry et du sous-lieutenant Cordonnier, comprenant environ quatre cents hommes.
TROISIÈME PÉRIODE : 
CAMPAGNE DE LA SEINE À LA DORDOGNE (10 JUIN - 25 JUIN) 
Lundi 10 juin : 
Le Groupe d'escadrons de Viéville, à Houdan, vers 18 heures, est dérouté sur Pacy-sur-Eure, des infiltrations ennemies étant signalées au sud de Vemon.
Vers 20 heures, l'officier de liaison à la D.L.M. (aspirant Schreiber) vient donner le lieu de stationnement pour la nuit : village de la Heunière, et prescrire au colonel une reconnaissance au nord de la forêt de Pacy, afin d'étudier les possibilités d'attaque d'engins blindés ennemis en direction du sud.
Le colonel Poupel se porte au nord de la forêt de Pacy et, dans le but de compléter sa reconnaissance, se dirige seul en side-car un peu plus au nord, vers 21 heures environ. Il tombe dans une embuscade allemande et est fait prisonnier, ainsi que le cuirassier François Le Huérou, conducteur du side-car.
Mardi 11 juin : 
Le capitaine de Viéville prend le commandement du 4ème Cuirassiers. 
Selon le désir du capitaine Le Tellier, du 4ème R.D.P., chargé de la défense du point d'appui de Pacy, inquiet sur des infiltrations ennemies signalées le long du cours de l'Eure, le capitaine de Viéville pousse un certain nombre de reconnaissances.
- 11 heures. Peloton S (lieutenant Coupé) sur Houlbec, où sont signalés des éléments d'infanterie ennemis. Le lieutenant Coupé prend contact au passage à MeniUe avec des éléments du 4èmeR.D.P. Ceux-ci signalent que les éléments du 6ème Cuirassiers qui devaient tenir Rouvray se sont repliés sur Cocherel. Le lieutenant Coupé se dirige sur Cocherel, dont le pont était barricadé : pas d'éléments du 6ème Cuirassiers. Il poursuit sa mission sur Rouvray. A la sortie de Cocherel, il rencontre, par surprise, cinq cyclistes allemands et ouvre le feu : deux cyclistes sont tués. Un peu plus loin, il est accueilli par le feu nourri d'armes anti-chars : ses trois chars sont percés par plusieurs projectiles. Deux chars sont mis dans l'impossibilité de tirer. Le lieutenant Coupé donne l'ordre de repli en assurant la protection par son feu.
- 15 h. 10. L'escadron H (lieutenant de la Morsanglière) part pour Boncourt avec mission de reporter les éléments du 6ème Cuirassiers (deux pelotons motos) sur le pont de Cocherel. Il y arrive à 16 heures. A peine arrivé, conformément à l'ordre d'opérations de la 1ère D.L.M., il est renvoyé immédiatement sur Boncourt afin de reporter sur le pont de Chambray les mêmes éléments du 6ème Cuirassiers.
- 16 heures. L'escadron S (lieutenant Ville) reçoit l'ordre de se porter à la sortie nord de la foret de Pacy en vue de participer à une attaque en direction de La Heunière et de Bizy en entraînant dans sa zone des éléments du 4ème R.D.P. (capitaine de Vendières de Vitrac).
Le P.C. avancé du Régiment se porte à hauteur du P.C. de la 2ème B.L.M. ; l'aspirant Schreiber y est blessé d'une balle de pistolet mitrailleur à la cuisse. Le débouché de cette attaque a lieu à 18 heures (deux pelotons 1eréchelon, un peloton 2ème échelon). Les chars sont pris sous le feu d'une part d'une dizaine d'armes anti-chars installées aux lisières sud de La Heunière, d'autre part d'un barrage d'artillerie de 77.
Après avoir réduit les armes anti-chars, la progression reprend et, à 19 h. 15, le village commence à être contourné par l'ouest en vue d'atteindre le premier objectif, à savoir le carrefour de la route Cocherel- Vemon et Pacy-Vemon.
A 20 heures, la partie nord du village est atteinte. Violente réaction de l'ennemi par armes anti-chars et artillerie. Le nettoyage des lisières sud du village est opéré par le 4ème R.D.P., qui fait de nombreux prisonniers.
Contact pris entre les chars et le 4ème R.D.P. à 20 h. 30 pour prendre des dispositions pour la nuit. Le capitaine de Vendières, au 4ème R.D.P., est grièvement blessé à ce moment et transporté en char par le lieutenant Ville jusqu'au P.C. de la brigade. Le lieutenant Ville reçoit alors des ordres du colonel de Bellefond, commandant la brigade, pour protéger l'installation du 4ème R.D.P. pour la nuit à la lisière nord des bois de Pacy.
Décrochage laborieux sous un feu violent d'armes anti-chars et d'artillerie. L'opération s'effectue la nuit tombée ; les chars se replient sur Pacy vers 23 heures, ramenant en remorque trois canons anti-chars de 37 et leurs munitions. Après recoupement, les pertes causées à l'ennemi sont estimées à :
- une quarantaine de tués et vingt-cinq blessés graves laissés sur le terrain ;
- plusieurs mitrailleuses lourdes détruites ; 
- une auto-mitrailleuse détruite ; 
- plusieurs camions (quatre à cinq) ; 
- un certain nombre d'armes anti-chars neutralisées (trois ramenées, dont deux en parfait état).
Pertes de l'escadron S : un char embourbé et incendié par l'équipage, qui a été récupéré.
Pertes au P.C. : aspirant Schreiber, blessé.
- 18 h. 15. L'escadron H pendant ces événements arrive à Boncourt. Les pelotons Nicolas et Coquart et un peloton moto du 6ème Cuirassiers poussent sur Hardencourt. Le peloton moto est stoppé par des tirs d'armes automatiques.
-19 h. 30. Les deux pelotons ont terminé le nettoyage d'Hardencourt. Le peloton moto entre dans le village et fouille les maisons ; opération terminée à 20 h. 30. Réaction de l'artillerie ennemie.
Le lieutenant de la Morsanglière décide de se replier sur Boncourt pour y passer la nuit. Arrivé sur Boncourt, sur ordre de la 1ère D.L.M., il reçoit l'ordre de pousser deux pelotons (Dauger, Nicolas) sur Vaux-sur-Eure, avec mission de ramener à Cocherel l'escadron du lieutenant Pottier, du 4ème R.D.P.
Liaison est prise avec le lieutenant Pottier, qui estime impossible de pousser sur Cocherel étant donné la tombée de la nuit. Les deux pelotons reviennent à Boncourt par Croisy et Saint-Aquilin. Installation à Boncourt pour la nuit en point d'appui cerclé. Le T.C., dès 4 heures du matin, avait quitté Pacy pour Boisset.
subit de violents tirs d'artillerie notamment vers 16 heures après le survol d'un avion ennemi (sans doute un Morane MS 406 utilisé par les Allemands).
A 18 h. 15, l'encerclement est presque total ; l'escadron H protège le repli des éléments du 6ème Cuirassiers en direction de Caillouet. A 18 h. 35, l'escadron H reçoit l'ordre de quitter Boncourt par la route de Mizerey et se replie sur Saint-Aquilin.
L'escadron S et le P.C. reçoivent l'ordre de se porter à Orgeville, où des infiltrations se révèlent à partir de 21 heures. Le T.C., à 20 heures, reçoit l'ordre de se porter de Boisset aux Essarts (8 km S. de Pacy).
Pertes de la journée : sous-lieutenant Legendre, disparu ; cuirassier Caval, blessé à l'oeil gauche ; 3 sides, 1 solo.
A 21 h. 30, le P.C. et l'escadron S se dirigent d'Orgeville sur Le Plessis, où l'escadron S reste en protection du repli de la D.L.M. jusqu'à minuit avec un peloton du 6ème Cuirassiers (lieutenant de Villèle). L'escadron H se porte de Saint-Aquilin à la Noé-du-Bois au P.C. du 4ème R.D.P..

 

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